Accord Piano Touraine
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Présentation du travail de mise au point des pianos
 
 

Présentation du travail de mise au point des pianos

 

La mise en valeur de potentialités musicales propres aux pianos ne concerne pas que les beaux modèles, car elle peut également être obtenue sur de nombreux instruments d’initiation. La mise au point d’un piano est conçue selon son mode d’utilisation : par exemple, quelques heures passées en plus de l’accord suffiront souvent pour apporter des qualités de base nécessaires à l’apprentissage. Ce travail, en restituant de bonnes correspondances acoustiques intérieures et extérieures à l’instrument, permet un épanouissement parfois inattendu de ses ressources musicales.

 

 

Certaines particularités musicales et techniques

 

Les nombreuses cordes d’un piano

 

Doublées ou triplées pour chacune de ses 85 ou 88 notes, à l’exception des plus graves, elles sont environ 220. Leur sonorité est donc très élaborée, car elles vibrent non seulement sous l’effet de la percussion des marteaux, mais aussi en se faisant résonner mutuellement par correspondance harmonique. Cette complexité s’enrichit de la musicalité des cordes vibrant à l’unisson pour une même note, car elles développent alors une sonorité particulière, plus aérienne et prolongée que celle qu’elles auraient individuellement.

Une table d’harmonie de grande dimension

Dotée par sa grande taille d’une sensibilité acoustique considérable, la table d’harmonie offre d’importantes possibilités musicales ; elle amplifie, entre autres, l’influence du comportement vibratoire des pièces de mécanique et des bois de clavier sur l’élaboration du son, qui dure une brève fraction de seconde après la percussion des cordes : la façon d’appuyer sur les touches modifiant leur comportement acoustique, et la table étant sensible à ces modifications, le toucher a une incidence sur la sonorité qui n’est pas seulement le contrôle de la force des attaques et permet de nombreuses finesses d’interprétation. La large étendue de sa table d’harmonie permet également à un piano des effets de déploiement sonore dans l’espace qui l’entoure.

 

L’absence de caisse de résonance

 

Une table d’harmonie de piano est trop puissante pour être équipée de la classique caisse de résonance des instruments à cordes ; c’est son environnement acoustique qui en joue le rôle, d’où l’éventuelle importance du choix de son emplacement. Par exemple, un piano droit ne peut épanouir sa sonorité que s’il est espacé d’au moins 5 ou 6 cm du mur devant lequel il est placé.

 

La sensibilité à l’hygrométrie

Une autre particularité est que la traction exercée par le cordage, à la différence d’instruments à cordes de construction plus légère, est bien trop importante pour être employée directement à tendre les fibres du bois de la table d’harmonie, tension nécessaire à sa bonne résonance. Une tension autonome est donc communiquée à la table au niveau de son procédé de fabrication, mais le tirage des cordes ne pourra pas compenser la diminution de cette tension sous l’effet d’un éventuel dessèchement, dès lors susceptible d’appauvrir ses réactions sonores.

 

Une force d’appui des cordes sur la table, appelée « charge », est également indispensable à sa sonorité. Une augmentation de l’hydratation du bois de la table pourra provoquer son gonflement, qui fera monter le diapason de l’instrument par soulèvement de son cordage. A l’inverse, la table d’harmonie peut s’affaisser sous la pression des cordes par manque d’hydratation, ou encore à l’épreuve du temps.

 

Une hygrométrie suffisante est donc à surveiller ; sur des pianos de construction ancienne, son défaut peut même causer des dégâts trop importants pour justifier le coût de leur réparation.

 

 

Différents éléments de mise au point

 

Les soins techniques de base

 

Ils reviennent à vérifier l’état du mécanisme au niveau de ses garnitures de peau ou de feutre, des pièces et de leurs assemblages, en prévenant ainsi des détériorations ; une réparation en atelier peut s’avérer nécessaire sans impliquer pour autant le transport de tout l’instrument. Un tel contrôle peut être l’occasion de rafraîchir certaines garnitures et de ralentir leur usure. Associés à cette vérification, les préréglages consistent à repositionner les pièces correctement face aux cordes en rectifiant leurs éventuelles déformations ; le ponçage des têtes de marteaux efface les marques qu’y ont creusées les cordes en reformant l’arrondi de leur profil.

 

Le réglage

 

En rétablissant des mouvements adéquats des pièces de mécanique, ce travail agit à la fois sur le toucher et la sonorité pour une bonne « communication » entre clavier et cordes. Certains éléments du réglage ont un rôle prépondérant :

 

- les bouts de touches :

La précision du toucher peut être altérée par le tassement de certaines garnitures : à l’extrémité intérieure des touches, un point de réglage permet de compenser ce tassement.

 

- la distance d’échappement :

Essentiel pour la dynamique du toucher, ce réglage détermine la distance qui reste entre marteaux et cordes quand cesse leur propulsion.

 

- l’attrapé :

Quand la touche demeure enfoncée après une attaque, le marteau est maintenu dans une position dont le réglage agit sur la facilité de répéter l’attaque.

 

- le départ individuel d’étouffoir :

Pendant l’élancement du marteau, l’étouffoir qui lui correspond doit s’éloigner des cordes de manière favorable à l’exécution d’une continuité mélodique entre les notes.

 

Un bon résultat d’ensemble dépend aussi de la course d’enfoncement des touches, comme d’autres éléments parmi lesquels la tension de différents ressorts, un mouvement simultané des étouffoirs quand l’utilisation de la pédale forte les écarte des cordes pour supprimer leur action, certains points de réglage particuliers aux pianos à queue, entre autres.

 

L’accord

L’accord ne peut être musical que si les intervalles sont légèrement étirés par rapport à leur valeur théorique, faute de quoi la sonorité reste plate.

Empiriques, ces corrections varient nécessairement d’un accordeur à l’autre.

 

 

La finition au niveau des marteaux

Cette étape finale a une fonction centrale car elle fait correspondre les propriétés des têtes de marteaux avec les potentialités musicales du piano. Désigné par les termes : « harmonisation », « égalisation », ou encore « intonation », ce travail prend aussi en compte les préférences musicales de l’utilisateur et consiste à rétablir et contrôler, par piquage, différentes caractéristiques de l’élasticité des têtes de marteaux au niveau de leur garniture en feutre.

 

 

Fréquence d’entretien, suivi musical

L’accord est à faire au moins une fois par an pour être stable ; une révision d’ensemble peut en général être plus espacée. Il convient bien sûr de s’assurer que les performances musicales de l’instrument continueront de permettre à son utilisateur de perfectionner et d’enrichir sa pratique du piano.